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mercredi 28 décembre 2011

Dans nos Obscurités... Joyeux Noël à tous...

Entre ascendance et descendance, entre immanence et transcendance, trouver sa place, vaille que vaille...

En tant que membre du groupe des Premières fois ( avec les excellent(e)s MHF, Zette, Joufflette, Orfeenix, Lilith, Cortisone, A2f, Hadalalibella, Chrys , CathyJean-Michel  et PetitScarabée), et parce que le thème de la semaine est premiers souvenirs de réveillon de Noël, je fais part des miens, souvenirs mystiques et méditatifs, sur ce blog et sur mon autre blog de poésie Hors de ce Monde...

Je reprends donc la plume pour Noël, teinté de Nativité et de lumières de bougies chaleureuses dans l'ombre et le froid de la nuit hivernale, celles qui allument le feu dans l'obscurité, plus que de Coca-Cola, de Saint Nicolas en pain d'épices, de cadeaux au pied du sapin décoré, de dinde fourrée aux marrons ou de crèche en santons sur papier crépon...

Agnostique, athée, croyant, je suis un peu tout ça, cela dépend, mais méditatif et non prosélyte assurément...

Et comme l'idéal serait que ce soit Noël tous les jours, je ne suis donc pas en retard pour vous souhaiter un Joyeux Noël !

 
Georges de La Tour -Saint Joseph, Charpentier

Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle. [Confucius]
 
Dans nos Obscurités...

Sur la Terre comme au Ciel, pour Noël,
Brille la Lumière de Bethléem,
Rayonne de l'ombre un espoir réel,
Dispersant dans l'air tous nos anathèmes,


Une petite flamme dans le noir,
Une fumée blanche, oriflamme en flèche,
Féconde du Néant et sans mémoire,
Ange-Gardien veillant sur notre Crèche


De poussière et de paille, être anonyme
Méditant sur le vide et le silence,
Le feu de nos bougies sublime, infime,
Brûlant entre immanence et transcendance...

[©J.ChAbAdA]

Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s'éteint jamais (Chant de Taizé)

mardi 14 juin 2011

Mal-être... Je crois aux vertus des vecteurs artistiques...

Par le biais poétique, et une fois n'est pas coutume, je vais faire part ici d'une confidence brève sur une partie ma vie, celle du mal-être, celle d'avant mon bien-être actuel...

Et une fois n'est pas coutume, je vais parler subjectivement de ma propre expérience. (Attention, c'est assez rare dans ce blog pour être souligné...)

Il est vrai que j'ai plutôt un regard optimiste et positif sur un certain nombre d'aspects autour de l'adoption. Mais j'ai conscience que tout n'est pas rose et que rien n'est gagné d'avance, et je garde la conviction que rien n'est perdu d'avance non plus... Et que tout ne tombe pas du ciel... (si, les tuiles parfois...)

Ne croyez pas que j'ai évolué dans le monde des Bisounours et de Hello Kitty : qu'on ne me taxe pas d'optimisme niais ou naïf, j'ai suffisamment exploré les bas-fonds du mal-être, du repli sur soi, pour ne pas envisager bêtement la vie en rose pour tous dans le meilleur des mondes...

Ceux qui me connaissent depuis peu n'ont pas forcément conscience de mon mal-être passé (tant mieux!):
j'ai touché le fond au sortir de l'adolescence plutôt dorée et sans heurts : pour mon passage à l'âge adulte, j'ai erré dans les dédales du mal-être, de la mélancolie, du doute, de la souffrance, de la mort...

Le but de ce billet est de montrer que l'on peut avoir flirté avec la plus noire des déprimes ou des souffrances dans un mal-être flamboyant [oxymore, quand tu me tiens...;-)], et qu'il est possible de s'en sortir...

Ma Plume et ma guitare ont été des compagnes fidèles, vecteurs de sublimation du néant chaotique en expression artistique... (En physique, la sublimation est le passage de l'état solide à l'état gazeux... Transformer les maux solides en mots évanescents en quelque sorte...)

Je crois intimement aux vertus des vecteurs artistiques... 

Et les artistes sont souvent des personnes blessées...

Sans impudeur ni prétention, un poème écrit dans un de mes moments de Blues mouillé de Styx lors de mes 20 ans passés...

Et vu que je m'en suis sorti (et ce n'était pas forcément gagné d'avance...), je lis ce poème avec recul, plaisir et sans nostalgie... ;-)


[Quatrains croisés d'alexandrins et de décasyllabes...]
Du poète maudit Baudelaire (Spleen et Idéal), j'étais surtout maudit...

Sungha Jung - Can't take my eyes off of you

Mal-être

Le mal-être est toujours là, comme d'habitude,
Comme si rien n'y pouvait changer, immuable,
Comme si tout ce qui me manque, indéniable,
Me déchirerait pour la vie, en turpitudes,

Comme à chaque jour suffisent mes peines,
Comme à chaque jour persiste ma haine,
Des délires profonds où je suis fou,
Malheureux toujours de manquer de tout,

Et puis nombril encore issu d'on ne sait où,
Repli sur un Moi qui me lasse de dégoût,
Eviter le regard qui renvoie mes blessures,
Et panser, toujours, des souffrances immatures,

Aux yeux des autres paraître normal,
Aux yeux des autres donner de l'humour,
Cacher le manque du réel amour,
Et alterner le Spleen et l'Idéal.

[J.ChAbAdA ; 21/08/99]
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