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vendredi 30 novembre 2012

ANCIENNES PRATIQUES D’ADOPTION CHEZ LES SIOUX (2) : Différentes formes d'adoptions et signes d'adoption...



Dans ce billet, vous trouverez la description de différentes formes d'adoptions qui se pratiquaient chez les Sioux au XIXe siècle : adoption d'un ennemi courageux, adoption d'un ennemi pour remplacer un proche disparu, "Adoption Long Form", "Adoption Short Form" ( donner un nom).
Les adoptés (hunka) étaient éventuellement"reconnaissables" par le port d'un bandeau rouge sur leur visage...

[Oeuvre-source : ORAL HISTORY OF THE DAKOTA TRIBES 1800’s-1945, As told to Colonel A.B. WELSH, The first white man adopted by Sioux Nation.]

Adoption d'un Ennemi Courageux (Adoption of a Brave Enemy)
[Story by Coffee (“Tall Mandan”) – old U.S.Vol. Scout at Fort Berthold.
Interpreter—Huber, educated Mandan.
Place—Crows Heart of the Mandans, Little Missouri river.]

"Une fois, Hollow Horn Bear, un Sioux, est venu avec beaucoup d'hommes nous battre au village de Berthold. Ils vinrent près de la ville. Nos jeunes gens avaient hâte de se battre. Il y avait un Sioux tué près d'une loge. Nous nous sommes battus si intensément qu'ils ne purent pas l'emporter avec eux. Nous les avons chassés loin de lui. Beaucoup d'hommes ont essayé de compter sur la guerre pour l'honneur de cet homme mort étendu là. Personne ne pouvait le frapper. Ils ne pouvaient pas trop s'approcher. Mais un jeune homme nommé Moves Slowly était très courageux. Il dit qu'il ferait un putsch ou qu'il mourrait. Il enroula une couverture autour de son bras et se précipita au milieu d'eux. Il poursuivit. Il s'approcha. Il poursuivit. Il était là. Il frappa l'ennemi. Il revint. Les Sioux portèrent le mort au loin. Il était brave. Il avait fait mouche sur eux. Il marchait au milieu de leurs loges ce soir-là. Il s'assit parmi eux. Il mangea leur viande. Puis Sitting White Buffalo, un Sioux, adopta Moves Slowly. Parce qu'il était un homme courageux. Il lui donna son propre nom. Nous lui avons également donné un nouveau nom. Nous l'avons appelé, après cela, Ie-il-na-wi-i (Adopté)."

Adoption d'un Ennemi pour remplacer un Proche disparu (Adoption of an Enemy to replace a Relative Lost)

Welsh rapporte (date indéterminée) : "... C'était la coutume chez les Sioux, avec qui je suis plus familier, d'adopter parfois des prisonniers qui avaient été capturés, comme s'ils étaient de la famille du ravisseur, et qui prenaient la place de quelqu'un de sa famille, qui avait été tué, ou qui était mort de mort naturelle. A cet égard, j'attire votre attention sur une prisonniere particulièrement célèbre, connue et mentionnée dans les documents historiques comme Sakakawea, qui était une jeune femme de la tribu Shoshone, capturée pendant une bataille entre les Mandans et les Gros-Ventres, qui étaient des villageois le long de la rivière Missouri dans le voisinage immédiat de l'actuel Mandan, North Dakota. Cette femme fut adoptée par son ravisseur comme l'un des siens et fut bien traitée même, comme son propre enfant. "

"Adoption Long Form"

Welsh rapporte (Décembre 1926): " Il y a environ 130 ans (années 1800), les Sioux avaient une cérémonie d'adoption complète (full form). A cette époque, ils avaient adopté la tribu Cheyenne dans son ensemble. Ils étaient descendants des Algonquins de l'Est, et, de manière inconnue, avaient pénétré aussi loin à l'Ouest que le pays à gros gibiers à l'Ouest du Missouri. Ils avaient le choix entre la mort ou l'adoption. Depuis ce temps,seule l'adoption avec cérémonies complètes (full ceremonies) était pratiquée, et ce fut le type d'adoption de l'écrivain (Welsh) en 1912. "



Signes d'adoption (Adoption signs)

Welsh note (non daté) : "Quand des enfants sont adoptés ou que quelqu'un devient en quelque sorte un parent pour eux, ils sont autorisés à porter un bandeau rouge sur leurs fronts et sur ​​leurs joues. Cela symbolise qu'ils sont "Hunka" ou adoptés, et cette marque est connue par le peuple comme une insigne (badge) .

"Adoption Short Form"
(donner un nom)

Queen Marie adoption ceremony (Novembre 1926): "Dans cette "petite forme" d'adoption (short form of adoption), le temps pour une préparation adéquate fait défaut. Un «groupe conseil» (group council) se tient et un nom est choisi, généralement celui d'un homme ou d'une femme d'honneur. On donne alors ce nom à l'adopté, qui est appelé frère ou sœur selon le cas. Un cadeau est généralement donné à celui qui a donné le nom - cependant, cette formalité n'est pas strictement nécessaire, car il est entendu que les personnes d'honneur n'étaient pas forcément familières avec les coutumes des Indiens. "

[Source internet : http://www.welchdakotapapers.com/2011/10/life-on-the-plains-adoption-thru-cooking/#adoption]



  VOIR AUSSI :  >> ANCIENNES PRATIQUES D’ADOPTION CHEZ LES SIOUX (1) : MARIAGE PAR CAPTURE (fondés sur le rapt et la prédation) et ADOPTION sur le même plan que la filiation...

dimanche 30 septembre 2012

Adoption dans la Grèce antique (2) - Les Thargelia : un Gotcha Day antique chez les Grecs...

Existait-il un Gotcha Day chez les Grecs de l'Antiquité ?
Oui, en quelque sorte... Avec entrée officielle des adoptés dans leurs familles adoptives : c'était lors des Thargelia, fêtes agricoles du printemps en l'honneur de la naissance d'Apollon (Dieu grec des arts - musique, chant, poésie -, des purifications et de la guérison). Détails ci-dessous...

A Athènes, le pouvoir d’adoption était autorisé pour tous les citoyens sains d’esprit, et sans progéniture masculine propre, et pouvait avoir lieu aussi bien de leur vivant que testamentairement.

La personne adoptée, qui devait elle-même être un citoyen, était inscrite dans la famille et le dème du père adoptif, sans forcément porter le même nom de famille. Dans l’intérêt des parents proches, dont les droits étaient touchés en cas d’adoption, il était prévu des formalités accompagnant l’inscription de l'adopté, qui devaient s’effectuer à un moment prédéterminé, lors des fêtes des Thargelia.

Grande fête antique de purification et d'expiation qui était célébrée à Athènes pendant le mois de Thargelion (onzième mois du calendrier grec, correspondant au mois de mai) à qui elle a donné son nom, les Thargélies avaient pour objet la fertilité de la terre et la prospérité agricole ; thargelia signifie à proprement parler les prémices, les premiers fruits, que l'on faisait cuire pour les porter en procession dans des vases ad hoc. C’est pendant la deuxième partie de cette fête, en l’honneur de la naissance d’Apollon, que l’on procédait à l'introduction des enfants adoptifs dans le dème et la phratrie du père adoptant.

 
 Thargelia

Les Thargélies correspondaient à une cérémonie de purification et d'expiation qui se déroulait en deux temps :

 Premier temps - le 6 Thargélion, considéré comme le jour de la naissance d'Artémis, avaient lieu une cérémonie purificatoire (un katharmos) et un sacrifice à Déméter-Chloé.
Comme d’autres fêtes agricoles (telle celle qui se déroulait annuellement à Leucade, où un homme était précipité d’un promontoire dans la mer pour le salut de la communauté entière), les Thargélies avaient un sens plus général de cérémonie de lustration pour le bien de l'État en général et le salut des particuliers.
    Le katharmos impliquait des personnages, les pharmakoi (utilisés comme des remèdes propitiatoires ; deux hommes ou un homme et une femme selon les sources, choisis parmi des condamnés à mort), qui étaient conduits à travers la ville et la foule les frappaient avec des rameaux de figuier et des branches d'oignons. Ils étaient ensuite expulsés de la ville, chargés en quelque sorte des impuretés de la cité, en qualité d'émissaires (katharsia), de boucs-émissaires même... L'un, représentant les hommes, portait un collier de figues noires ; l'autre, représentant les femmes, un collier de figues blanches. Il s’agit d’une exclusion, rituelle, d’un bouc émissaire, le pharmakov, chargé de toute la bestialité de l’ensemble des hommes de la polis (cité).

Deuxième temps  -  le 7 thargélion, considéré comme le jour de la naissance d'Apollon, et désigné plus particulièrement sous le nom de Thargelia, avaient lieu une procession et un agôn (concours artistique ou sportif organisé à l'occasion de célébrations religieuses).

    Dans la procession, on portait les prémices de ceux des fruits de la terre arrivés à maturité, le mot de thargêlia désignant les prémices elles-mêmes, et celui de thargêlos le vase qui les renfermait. Il est vraisemblable qu'elle se déroulait à Athènes dans les parages du Pythion, sur la rive droite de l'Ilissos.
   
 L’agôn était réglé par le premier archonte. Il comportait des chœurs cycliques d'hommes et d'enfants, équipés et dirigés à grands frais par les chorèges. Deux tribus se réunissaient pour équiper un chœur ; c'est-à-dire qu'il y avait cinq chœurs pour les dix tribus attiques ; dans chaque groupe il semble que ce fût alternativement à l'une et à l'autre à nommer le chorège, que les groupes de tribus fussent tirés au sort pour deux ans ou pour un temps plus long. À Athènes, l’agôn avait lieu sans doute près du temple d'Apollon pythien : en fait on a trouvé dans cette région plusieurs inscriptions agonistiques qui doivent se rapporter aux Thargélies. Les chorèges vainqueurs aux Thargélies élevaient leurs trépieds près du Pythion.

Les Thargélies étaient une des fêtes importantes du calendrier attique. Pendant leur durée, les débiteurs insolvables ne pouvaient être poursuivis, on procédait à l'introduction des enfants adoptifs dans la phratrie du père, et l'on faisait les proclamations de décrets honorifiques.

[Sources:

Richie Havens -Here comes the sun

dimanche 19 juin 2011

La tradition de la fête des pères... Saint Joseph a-t-il son briquet Flaminaire ?...

La tradition de la fête des pères...

Une occasion de remettre la photo d'un de mes tableaux préférés, celui de Saint Joseph charpentier de Georges de la Tour, un clair-obscur sublime... Je pourrais rester en contemplation sereine devant le tableau original au Louvre pendant des heures...

Jésus aurait-il offert à Joseph un briquet Flaminaire ?

En tout cas, le tabac c'est tabou pour moi et pour mon papa, alors je lui offrirai autre chose qu'un Flaminaire...

Voici quelques explications sur cette tradition de la fête des pères...


Pour ce billet, mon amie blogiteuse Joufflette (qui a droit entre autres à mes acrostiches solaires...) a déjà bien décortiqué la question et écrit un excellent article sur son blog au lien suivant : http://joufflette.over-blog.com/article-true-colors-by-nikit-p-comme-76941886.html.
Par contre, j'ai choisi une musique différente, Joufflette, plus anglo-saxonne certes, par un certain Cat Stevens (devenu depuis Yusuf Islam)...


Dans les pays catholiques, on a célébré les pères de famille dès le Moyen Âge à la date du 19 mars, jour de la saint Joseph, ce dernier étant le père "adoptif" de Jésus (Voir : Jésus : un juif sémite adopté par le fiancé de sa mère…). 

Quelques pays de tradition catholique (Italie, Espagne, Portugal) ont conservé cette date du 19 mars pour fêter les pères.

L'une des premières fêtes des pères non religieuses fut créée en 1912 aux États-Unis.


En France, c'est le fabriquant de briquets Flaminaire qui eut l'idée, le premier, de créer la fête des pères, en donnant l'occasion d'offrir à cette occasion un briquet à son papa.

La fête fut fixée par un décret de 1952 au troisième dimanche de juin ; ceci pour faire écho à la Fête des Mères, créée en France en 1941 sous Vichy et confirmée par un décret de 1950.

samedi 28 mai 2011

La tradition de la fête des mères... Bonne fête maman...






"Bonne fête maman !"

Et ne nous attachons pas trop à l'historique de cette très belle fête païenne, dont la version moderne a été importée des États-Unis, officialisée en France sous le régime de Vichy (le collier de nouilles date de Pétain), mais profitons de ce jour pour rendre hommage à nos mamans, et apprécier les cadeaux inestimables confectionnés par nos enfants à l'école. Ils peuvent mieux faire que des classiques colliers de nouilles y parait... Encore que un collier de nouilles fait avec amour par son enfant est forcément exceptionnel...


La fête des Mères est une fête annuelle célébrée par les enfants en l'honneur de leur mère dans de nombreux pays.

À cette occasion, les enfants offrent des cadeaux à leur mère, des gâteaux ou des objets qu'ils ont confectionnés à l'école. 
Cette fête est marquée également par les adultes de tous âges pour honorer leur mère.
La date de la fête des Mères varie d'un pays à l'autre, mais la majorité d'entre eux ont choisi de la célébrer en mai.

Les premières traces de célébration en l'honneur des mères sont présentes dans la Grèce antique lors des cérémonies printanières en l'honneur de Rhéa (ou Cybèle), la Grande Mère des dieux et notamment de Zeus. Ce culte était célébré aux Ides de Mars dans toute l'Asie mineure. 
Une fête religieuse romaine célébrait les matrones le 1er mars, lors des Matronalia.

Au XVe siècle, les Anglais fêtaient le Mothering Sunday, d'abord au début du carême puis le quatrième dimanche du printemps.
En France, célébrer les mamans et plus généralement la famille, est une idée de Napoléon. C’est le premier qui a évoqué l’idée d’une fête des mères officielle au printemps en 1806. Au départ, le but était d’honorer les mères de familles nombreuses.
 
En 1908, les États-Unis développent la Fête des mères moderne telle qu'on la fête de nos jours, en instaurant le Mother's Day, en souvenir de la mère décédée de l'institutrice Anna Jarvis.
Le second dimanche du mois de mai 1907, au moment du décès de sa maman, cette américaine a demandé aux autorités d’instaurer une journée en l’honneur de toutes les mamans du monde le deuxième dimanche de mai. Dès lors, les petits américains honorent leur maman le deuxième dimanche de mai depuis plus de 100 ans.
Le Royaume-Uni adopte à son tour cette fête en 1914, puis l'Allemagne l'officialise en 1923. D'autres pays suivent comme la Belgique, le Danemark, la Finlande, l'Italie, la Turquie ou l'Australie.
 En France, la ferveur pour cette fête a été plus lente malgré l'enthousiasme des soldats américains qui, à leur arrivée en 1917, ont spontanément "importé" le concept.

En 1918, la ville de Lyon célèbre la journée des Mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari pendant la Première Guerre mondiale.  

En 1920, est élaborée une fête des Mères de familles nombreuses  puis le gouvernement officialise une journée des Mères en 1929. Dans le contexte de pénurie d'hommes valides et fertiles consécutif à la première guerre mondiale, on a envie de saluer la fécondité, qui est devenue une véritable valeur nationale.

En 1941, le régime de Vichy élargit la notion de "fête des mères de familles nombreuses" à celle de "fête des mères" tout court : sous Pétain ("Travail, Famille, Patrie"), la politique nataliste est favorisée et la fête des mères est inscrite au calendrier.
Pétain a souhaité officialiser cette fête pour attirer l’attention sur le rôle de la femme au foyer. Son discours est réputé pour la polémique qu’il a entraînée. Certains lui ont reproché sa vision de "femme-objet".  La grande "invention" de Vichy, ce fut d'honorer toutes les mères, d'en faire une fête familiale et d'en laisser la prise en charge aux enfants eux-mêmes, tout en faisant encadrer ces activités par les maîtres d'école. 
Bref, l'incontournable collier de nouilles, c'est depuis Pétain !

Après-guerre, sous la présidence de Vincent Auriol, la loi du 24 mai 1950 dispose que « la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d'une journée consacrée à la célébration de la « Fête des mères » », organisée par le ministre chargé de la Santé avec le concours de l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales)(article 1). 
Elle en fixe la date au dernier dimanche de mai (sauf si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, auquel cas elle est repoussée au premier dimanche de juin) (article 2), et prévoit l'inscription des crédits nécessaires sur le budget du ministère (article 3). 
Ces dispositions ont été intégrées au Code de l'action sociale et des familles lors de sa création en 1956, et l'organisation de la fête a été assignée au ministre chargé de la Famille à partir de 2004.

dimanche 24 avril 2011

La chasse aux Oeufs ou au Lapin de Pâques est ouverte...

La chasse aux œufs ou au lapin de Pâques est ouverte …

Chasserez-vous plutôt les œufs ou le lapin ?  

Ne soyez pas cloches... Voici quelques explications sur cette tradition pascale chrétienne…


La tradition d'offrir des œufs remonte à l'Antiquité. Déjà, les Égyptiens et les Romains offraient des œufs peints au printemps car ils étaient le symbole de la vie et de la renaissance.

L'Église ayant instauré au IVe siècle l'interdiction de manger des œufs pendant le Carême et les poules continuant à pondre, les œufs pondus depuis le début du Carême – n'ayant pas été mangés – étaient alors décorés et offerts. De nos jours, le jeûne n'est plus observé aussi strictement mais la tradition d'offrir des œufs, y compris en chocolat, est restée.

L’œuf de Pâques est un œuf décoré que l’on offre le matin du dimanche de Pâques. Il est souvent comestible et fait de chocolat ou de sucre.

En Belgique, comme en France, c'est un cadeau traditionnel offert le matin du dimanche de Pâques. En Angleterre ou aux États-Unis, le symbole de Pâques est un lapin.

Il semblerait que la tradition de l'œuf de Pâques vienne en premier lieu dans la tradition juive de la Pâque (Pessa'h), lors de Séder où un œuf dur (Beytsa) était présenté pour rappeler la destruction du temple de Jérusalem. La recherche des œufs de Pâques par les enfants vient de la même tradition où les enfants devaient chercher le Matsa à la fin du repas, un pain non levé qui faisait office aussi de dessert lors de Séder, Séder correspondant aux deux premiers repas ouvrant la pâque juive qui dure sept jours et correspondait à la nouvelle année.

Dans le Kalevala, livre de la grande tradition finlandaise, le monde est né de l'œuf. La coutume de l'œuf de Pâques a été constatée chez les chrétiens coptes dès la fin du Xe siècle. En France, les textes qui parlent de cette tradition concernent l'Alsace et remontent au XVe siècle.

On a dit que Louis XIV faisait bénir de grandes corbeilles d'œufs dorés qu'il remettait aux courtisans et à son domestique. La tradition aurait fait du roi le destinataire du plus gros œuf du royaume.

Il est cependant admis que l'origine des œufs de Pâques date de l'instauration du carême. L'Église interdit la consommation d'œufs pendant cette période de quarante jours. Il s'agissait donc à l'issue du jeûne de consommer les œufs qui s'étaient accumulés pendant le carême, en les mangeant normalement pour les plus récents et en les cuisant puis en les décorant pour les plus vieux.

Chez les catholiques, les cloches cessent de sonner à partir de la messe du Jeudi qui précède Pâques, dit « Jeudi Saint », en signe de deuil pour la mort du Christ. On les ré-entend à la fin de la veillée de Pâques, qui précède le jour de Pâques proprement dit. La tradition prétend que les cloches ne sonnent plus car elles sont parties à Rome. Elles reviennent dans la nuit, chargées d'œufs en chocolat qu'elles déversent dans les jardins. Le lendemain, les enfants vont chercher les sucreries qui y sont dissimulées. Avant la démocratisation du chocolat, les œufs étaient naturels et décorés par les enfants. 

À l'œuf est associée la poule, qu'on trouve maintenant sous forme de statuette en chocolat. Les confiseries ne sont maintenant plus limitées, formellement, à la forme de l'œuf mais peuvent être de véritables sculptures de chocolat et de sucre et représentent parfois des personnages ou des objets qui n'ont aucun lien avec le modèle d'origine, comme des lapins.

La « chasse aux œufs » est une tradition ancienne. Certaines communes organisent des chasses aux œufs pour les adultes le week-end de Pâques : dans un espace limité (en général un bois), il faut découvrir le maximum d'œufs avant une heure donnée. Tous les œufs ne se valent pas, et certains permettent de gagner des lots intéressants.

Les œufs sont aussi un symbole utilisé chez les orthodoxes. Ils symbolisent la résurrection du Christ et sa sortie du tombeau, comme le poussin sort de l'œuf. Ils sont peints en rouge et décorés de motifs vifs. Ils ont toutes les tailles et sont souvent en bois ou en pierre polie, certains sont de véritables œuvres d'art. Il est de tradition d'en échanger avec ses proches le jour de Pâques, en se saluant par l'invocation « Christ est ressuscité ! ».

En Alsace, en Allemagne, en Suisse et en Autriche, dans la plupart des Länder, les œufs de Pâques sont apportés par le lièvre de Pâques (Osterhase). Il n'y a pas de cloches, très peu de poules mais beaucoup de lapins sous toutes les formes possibles et imaginables. 

Voici une des origines de cette légende :
    Une vieille femme sans argent pour acheter des œufs pour ses petits-enfants décide alors d'en peindre. Elle les cache dans son jardin. Elle appelle ensuite les enfants et les invite à chercher leurs surprises. Tout à coup, un lapin saute d'un petit nid de brindilles où étaient les œufs. Un enfant crie tout émerveillé : « Le lapin a laissé des œufs peints pour notre surprise de Pâques ! ».

En fait, le lapin, très prolifique au printemps, est probablement un symbole de fécondité antérieur au christianisme. À noter qu'en Bavière, le lièvre est remplacé par un coq, en Thuringe c’est un renard, dans la région de Hanovre, c’est un coucou, au Tyrol c'est la poule et en Westphalie c'est le renard. Cette tradition du lapin apportant les œufs de Pâques a émigré au Brésil où elle est encore vivace ; l'origine tiendrait à l'immigration germano-suisse débutée par le roi de Portugal en 1818, et poursuivie dès 1824 avec 400 immigrants germaniques par l'épouse du premier Empereur du Brésil, qui était l'archiduchesse autrichienne (Marie Léopoldine d'Autriche).

Le lapin de Pâques est un personnage imaginaire qui, selon la tradition, distribue, la veille du matin de Pâques, des œufs colorés et des œufs en chocolat. Il s'agit d'un lapin, Easter Bunny en anglais ou un lièvre, Osterhase en allemand.

Le lapin de Pâques n'a pas de caractéristiques clairement définies. Parfois blanc, parfois brun et parfois bleu, parfois vert quand il est méchant, il diffère selon l'imaginaire. C'est aussi le cas dans les films d'animation. Il est généralement parlant, intelligent et possède la capacité de se tenir debout.

Le lapin symbolisant autrefois la fertilité et le renouveau (comme le printemps), c'est dans les pays germaniques que naquit la tradition (Osterhase), avant d'être exporté aux États-Unis par des immigrants allemands au XVIIIe siècle. Les enfants fabriquaient un nid qu'ils mettaient dans le jardin en espérant que le lapin de Pâques le remplirait d'œufs durant la nuit.

Selon The Catholic Encyclopedia (1913, tome V, page 227), de nombreuses coutumes païennes se rattachèrent à la fête de Pâques. L'œuf est le symbole de germination qui se produit au printemps, et le lapin est un symbole païen qui a toujours représenté la fécondité.

Le lapin de Pâques est parfois remplacé par d'autres messagers :
Dans certaines régions de France les œufs sont apportés par les cloches de Pâques de retour de Rome après la Semaine sainte.
En Australie, pour sauver le bilby et lutter contre la prolifération des lapins, les Australiens tentent de changer depuis quelques années la légende : le lapin de Pâques est désormais remplacé par le bilby de Pâques pour sensibiliser les enfants et dégager des fonds destinés à la protection de ces petits marsupiaux en danger d'extinction.

vendredi 1 avril 2011

Traditions du Premier Avril et Poisson d'Avril, sur fond de neige de Prince...


Il ne faut pas laisser les poissons sauvages sans surveillance !

Love Symbol et la Neige d'Avril

[Sometimes it snows in April -Prince ; lien : http://www.youtube.com/watch?v=cBJ0lxBhGDs ]

De la Neige en Avril ?
Poisson d'Avril !
Il est rigolo Prince des fois...

A tous les coups tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes le 1er avril...
Pleins de poissons dans l'aquarium...
Des canulars à gogo ? Pourquoi ? Comment ? Pistes de réponses...

Le 1er avril est le 91e jour de l'année du calendrier grégorien, le 92e en cas d'année bissextile. Il reste 274 jours avant la fin de l'année. (Et ça, ça compte énormément…)

C'était généralement le 12e jour du mois de germinal dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du charme.

Une tradition veut que le 1er avril soit le jour des farces et des poissons d’avril.

La Truite de Schubert 
(pas sûr qu'il aurait apprécié la vidéo, top kitsch...)
[La truite - Franz Schubert ; lien : http://www.youtube.com/watch?v=HMyqow09UQQ]


Un poisson d’avril est une plaisanterie, voire un canular, que l’on fait le 1er avril à ses connaissances ou à ses amis. Il est aussi de coutume de faire des canulars dans les médias, aussi bien presse écrite, radio, télévision que sur Internet.

Pour les enfants, il consiste à accrocher un poisson de papier dans le dos de personnes dont on veut se gausser. « Poisson d’avril ! » est aussi l’exclamation que l’on pousse une fois qu’une des plaisanteries est découverte, ou pour avertir la victime du canular que l’histoire qu’on vient de lui raconter est fausse.

Cette tradition trouverait son origine en France, en 1564.
La légende veut que jusqu’alors, l’année aurait commencé au 1er avril (en fait le 25 mars correspondant au style de l'Annonciation avec la tradition de s'échanger des cadeaux, le poisson d'avril commémorant cet usage), mais le roi de France Charles IX décida, par l’Édit de Roussillon, que l’année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Mais en fait, l’année civile n’a jamais débuté un 1er avril.

Si l’origine exacte de l’utilisation des poissons reste obscure (peut-être l’ichthus chrétien), la légende veut que plusieurs de ses sujets se rebiffassent à l’idée qu’on leur chamboulât le calendrier, et ils continuèrent à célébrer les environs du 1er avril. Pour se payer gentiment leur tête, des congénères profitèrent de l’occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours pendables. 

Les cadeaux que l'on s'offrait en avril étaient le plus souvent alimentaires. Cette date étant à la fin du carême, période durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les Chrétiens, le poisson était le présent le plus fréquent. Lorsque les blagues se développèrent, l'un des pièges les plus courants était l'offrande de faux poissons.

Ainsi naquit le fameux poisson d’avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n’acceptent pas la réalité ou la voient autrement.

Plusieurs usages semblent s’être en fait mélangés avec celui du carnaval :
-          marquer la sortie du signe zodiacal des Poissons, dernier signe de l’hiver,
-          prolonger la période du carême, où il n’est permis de manger que du poisson,
-          confondre le benêt en lui offrant un poisson à une époque de l’année, celle du frai, où la pêche était interdite.

En France, au début du XXe siècle, on s’envoyait de jolies cartes postales toutes ornées d’un poisson d’avril et richement décorées. Le 1er avril était la fête de l'amour et de l'amitié.

Le musée du château de Dieppe conserve une très importante collection de cartes postales sur ce thème.

Cette coutume de faire des plaisanteries s’est répandue dans de nombreux pays, bien que le poisson ne se soit pas toujours exporté en même temps :

-           les Américains et les Britanniques ont conservé leur April Fool’s Day (certains Écossais parlent aussi de Gowk ou de Cuckoo),

-          les Allemands ont leur Aprilscherz,

-          en plus de la France, cette coutume existe aussi aux Pays-Bas, en Belgique, au Canada, en Italie, aux États-Unis, en Suisse ou même au Japon.

-           en Russie aussi il s'appelle le "jour des fous" (den dourakov).

samedi 12 février 2011

Symbolo - La fête de la Saint Valentin...


Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux et de l'amitié. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges qui sont l’emblème de la passion.

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