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dimanche 8 février 2015

ChAb-AdAge N° 1 : Dans une pratique éthique d'adoption internationale, le déracinement est préalable à l'adoption...

D'aucuns parlent de déracinement, de double déracinement même (on n'est plus à un déracinement près...) dans l'adoption, comme si l'adoption était de fait coupable de déraciner l'enfant, de l'arracher à ses origines. C'est une vision qui a l'avantage à la fois de culpabiliser ceux qui adoptent et de dénigrer ceux qui sont acteurs des pratiques d'adoption internationale.


Reprenons donc les faits dans le cadre d'une pratique éthique d'adoption internationale.
Par "pratique éthique", j'entends "conforme à la Convention de La Haye (CLH) de mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale", outil juridique pour encadrer les pratiques d'adoption internationale. J'exclus donc de cette définition les trafics ou vols d'enfants, qui n'ont rien à voir avec de l'adoption.

La CLH considère l'adoption internationale comme mesure de protection de l'enfance de dernier recours : en situation d'abandon, on recherche une solution de prise en charge de l'enfant sur place : d'abord dans la famille nucléaire, puis dans la famille élargie, puis dans le pays d'origine lui-même (adoption nationale). Ce n'est que s'il n'y a pas de solution d'enracinement possible dans la terre d'origine de l'enfant que l'adoption internationale est proposée.

L'adoption internationale devient donc une solution de possible enracinement de l'enfant dans une terre différente de sa terre natale,  lorsque cet enracinement est de fait impossible ou fortement compromis dans cette terre natale, l'enfant étant déraciné avant même d'être adopté.

Une adoption faite éthiquement dans l'intérêt supérieur de l'enfant est donc bel et bien dans l'intérêt supérieur des adoptants (comme le dit le Dr Jean-Jacques Choulot), et ne crée pas en soi de déracinement.

Je précise bien évidemment qu'il s'agit là d'une démonstration factuelle, mais qui ne remet absolument pas en cause la manière dont les choses peuvent être vécues et ressenties par l'adopté à certaines périodes de son existence : (liste non exhaustive...) sentiment/angoisse/ peur de l'abandon, impression d'être entre deux mondes (limbes, troisième monde), étrangeté, acculturation etc.

 Il serait donc fallacieux de condamner les pratiques éthiques d'adoption internationale d'être coupable d'un quelconque déracinement, même si l'adopté peut le vivre comme tel à certains moments de son existence, et que l'adoption l'a fait migrer pour une terre différente de sa terre natale !




samedi 18 janvier 2014

Voeux 2014... Sur fond de Mandela pour "repartir comme en '14" !...

Rien de tel que cinq citations de Mandela et un poème pour commencer l'année et "repartir comme en 14" ! (au sens figuré bien sûr, je ne souhaite pas franchement partir en guerre...;-))

 Cinq citations de Mandela, qui devraient aider à bien/mieux vivre...

J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre.

Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes… C’est vivre de manière à respecter et renforcer la liberté des autres.

Ne me jugez pas sur mes succès, jugez-moi sur le nombre de fois où je suis tombé et où je me suis relevé à nouveau.

En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d'en faire autant.

Si je n'avais pas été enfermé en prison pendant vingt-sept ans, je ne sais pas si j'aurais été aussi bon avec les enfants. Mais vingt-sept ans sans voir des enfants, c'est une expérience terrible.


Un poème inspiré par Mandela, le "père de la Nation Arc-en-Ciel"...


Libre comme avant...
Courir au milieu
Du rouge et du bleu
Mêler le noir au
Blanc pur de nos os

Nelson en rêvant
D'un tout-unité
De fraternité
Changera le monde
Du racisme immonde

Et que célébrant
La paix de nos âmes
Sans querelle infâme
Les goûts métissés
Soient divinisés

Car en mélangeant
Nos eaux et nos sangs
Levant et couchant
D'un même soleil
Seront des merveilles

En un seul tenant
Un temps en commun
Un même chemin
Le même oxygène
Semblables sans gènes...

[J.ChAbAdA ; 24/06/11]


Bonne année 2014 et le meilleur bien entendu...



mercredi 2 janvier 2013

Bonne Année 2013 et le meilleur bien sûr...


Mayan calendar 2013 (livré par mon facteur bodybuildé...;-))

Pour bien commencer l'année 2013, voici le calendrier maya annonçant la prochaine fin du monde pour dans quelques années (avec une marge d'erreur de 5 milliards d'années)... (heureusement, nous avons échappé à au moins onze fins du monde caustiques le 21/12/2012 dernier -cliquez ICI-)

Comme j'ai survécu au 21/12/2012, voici mes voeux pour cette année 2013 :
  • Que cette année 2013 se passe au Paradis (terrestre et chaleureux)... (rien que ça...;-))
The Piano Guys - Peponi (Coldplay Cover - Paradise -African Style )

  • J'ajoute un soupçon de nuances pour ceux qui ont à gérer pertes, tristesse, dépression, deuils... (Loss, Sadness, Depression... Maybe Bowlby's Spirit is not far...)
Evanescence -My Immortal (Acoustic)

  • Puissent-ils alléger leur cœur lourd ou le changer... (sans -nouvelle- greffe obligatoire...)
Cyndi Lauper -Change of Heart (Acoustic)

  • Qu'avec le temps, leur cœur de plomb transmute en un cœur en Or...
Neil Young -Heart Of Gold (Live at the BBC 1971)

  • Qu'ils trouvent enfin la joie de rebondir,(résilience -artistique ?-) et de sauter de joie !(JUMP!!!)
Perpetuum Jazzile - Jump

  • Et qu'ils arrivent à être heureux avec ce qu'ils sont et possèdent -déjà-... 
[Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as. Koan du bouddhisme Zen]

Roy Orbison -You Got it

Bonne année 2013 et le meilleur bien sûr...

U2 - New Year's Day


lundi 31 décembre 2012

Botanique appliquée aux adoptés "sans racines" : plantes épiphytes et Cactus de Noël...

Parce que c'était Noël il y a peu, je vais parler de botanique appliquée aux adoptés considérés comme "sans racines" sur la base des Cactus de Noël... Si l'on est une plante épiphyte importée (d'Amérique latine pour les cactus de Noël), on peut pousser sans racines, à justes doses d'ombres et de lumières, d'air et d'humidités bien utilisés...

Il est classique d'entendre que les adoptés sont sans racines, déracinés, voire même doublement déracinés (on n'est pas/plus à un déracinement près...)...
J'ai déjà évoqué la métaphore de l'adopté comme plante exotique que l'adoption se propose de greffer sur une terre différente de sa terre natale.
Mais y a-t-il un salut possible lorsque l'on est sans racines ?



 La plante exotique peut se développer sans racines, si elle est épiphyte : c'est la cas des Cactus de Noël (Schlumbergera), importés d'Amérique latine.

Les épiphytes (du grec έπί «sur», φυτόν «végétal»; littéralement «à la surface d'un végétal») sont des plantes qui poussent en se servant d'autres plantes comme support (et j'ose dire comme tuteur -de résilience ?-).
 Il ne s'agit pas de plantes parasites car elles ne prélèvent pas de nourriture de leur hôte.
Les épiphytes sont des organismes autotrophes photosynthétiques ; ils sont capables d'absorber l'humidité de l'air et trouvent les sels minéraux, partiellement dans l'humus qui peut se former à la base des branches, et pour une autre partie dans les particules et gaz, absorbés ou solubilisés dans l'eau de la pluie et des rosées. On les rencontre surtout dans la zone intertropicale, et plus particulièrement dans les forêts ombrophiles.
En zone tempérée, la présence et la diversité de lichens épiphytes sont considérées comme des bioindicateurs de la qualité de l'air et de l'environnement.
Les Schlumbergera sont sensibles à la durée de la nuit. Les boutons floraux commencent à se former et à se développer dès que les nuits rallongent suffisamment, c’est-à-dire au début de l'automne.
On peut évidemment reproduire ce phénomène artificiellement en mettant les plantes dans l'obscurité pendant un certain nombre d'heures, même s'il fait encore jour ; on obtient ainsi des floraisons décalées.

Voilà qui devrait rassurer toutes les plantes exotiques adoptées "sans racines"... 

Joyeux Noël à tous...

Jacques Dutronc -Les Cactus




samedi 13 octobre 2012

Les deux Terres de l'adopté : une Voie du Milieu entre Ombres et Lumières...

L'adopté doit trouver Sa Voie du Milieu entre Ombres et Lumières, entre ses deux Terres ...

La Terre d'Origine inscrit l'adopté dans la Nature : celle de sa naissance terrestre, celle de ses premiers pas éventuellement, celles de ses premières pousses, sur un terrain plus moins sombre, plus ou moins caillouteux, plus ou moins accidenté...

La Terre d'Accueil devient celle de sa Culture : celle qui tente de poursuivre dans de meilleures conditions la croissance des pousses d'origine, lui donne des nourritures affectives, des repères sociaux, idéalement des tuteurs de résilience adaptés pour l'aider à grandir et à pousser afin qu'il devienne mûr et libre d'être heureux...


L'adopté est cette plante venue d'ailleurs, délocalisée de sa terre natale, où les conditions d'enracinement n'étaient pas idéales, non viables, et greffée dans sa terre d'accueil.

Et cette plante cherche naturellement la Lumière pour continuer à pousser... Ni trop, ni trop peu...

Or, le manque de Lumière risque de faire dépérir la plante... Il ne faut donc pas hésiter à lui donner des rayons éclairants, mais à justes doses : si l'adopté est resté longtemps dans l'ombre, le faire parvenir au plein soleil trop vite risque d'être plus délétère que bénéfique...

Et une vision manichéenne des deux Terres (dualisme incurable entre ces deux terres, l'une incarnant le Bien et l'autre le Mal) n'est pas non plus gage d'équilibre : ne placer l'ombre que d'un côté et la lumière que de l'autre côté (terres d'accueil ou d'origine dans l'ordre ou le désordre, au choix...) et passer d'une Terre à l'autre sans précaution, en situation d'urgence, avec vitesse et précipitation, expose à pas mal de risques : aveuglement, brûlures... Il serait dommage d'altérer sa vision des choses, et d'exposer son Moi-Peau -parfois déjà mis à rude épreuve...- à des risques lésionnels (évitons les coups de soleil)...

Apprendre à vivre dans l'ombre et à maitriser les rayons de lumière :

Comme le disait Confucius : Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle.

Une simple lueur de bougie suffit à éclairer dans l'ombre épaisse...
Le "plein phare" expose aux risques d'accident...
Et plus l'ombre est épaisse, moins l'intensité de la lumière doit être importante : trop d'amour chaleureux délivré à un adopté, quand celui-ci n'en a jamais véritablement fait l'expérience, fait paradoxalement plus de mal que de bien... Alors adapter la dose est incontournable...

Et n'oublions pas les sages paroles du Matma Gandhi : "Il faut avoir longtemps marché dans l'ombre pour connaître le prix de la Lumière"....

Et je termine ce billet sur cette citation si juste de Carl Gustav Jung : « L’ombre est quelque chose d’inférieur, de primitif, d’inadapté et de malencontreux, mais non d’absolument mauvais. [...] Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension. » 


[Bon, trois citations pour ce billet, that's all folk...;-))]

Sure, adoptees do like to ride in a dark Midnight City, don't they ?


M83 - Midnight City

jeudi 11 octobre 2012

Quand l'adoption d'un enfant guérit la stérilité des parents : les adoptions thérapeutiques en Chine traditionnelle, le cas d'Isaac arrivé en présence d'Ismaël, et les "bébés-surprises" conçus en cours de procédure d'adoption...

La stérilité représente trois-quarts des raisons d'adoption en France.[1;2]

Or, l'adoption est parfois "thérapeutique"
[3] pour les parents adoptifs inféconds, et représente finalement le remède à leur stérilité, plus que la solution à leur absence d'enfants biologiques, avec la venue d'un "Bébé-Surprise" biologique.
 

Sur ce thème, je présente ici trois exemples (anthropologiques, biblique, et modernes) où l'adoption a "tiré l'enfant", et a été le remède à la stérilité des parents adoptifs.

Adoptions thérapeutiques en Chine traditionnelle et parmi les Chinois de Taïwan [4]

Parfois, l'adoption d'un enfant est thérapeutique [3] : dans certaines sociétés traditionnelles, comme en Chine, un couple stérile adoptait un premier enfant dans l'espoir de "tirer l'enfant"[4] naturel, et donc de guérir leur infertilité.

Cette pratique de l'adoption thérapeutique est connue dans certaines sociétés traditionnelles de divers points du monde (comme chez les eskimos, dans l'Himalaya, à Hawaï, à Taïwan, et en Chine) et vise à "tirer l'enfant" : il s'agit d'une croyance selon laquelle la présence d'un enfant adopté (ou fosteré), chez un couple nouveau, ou chez des conjoints qui n'arrivent pas à procréer, leur est gage de réussite ultérieure en la matière.

En Chine traditionnelle, certains couples n'attendaient pas forcément longtemps pour s'adjoindre l'adoption comme stimulant : de très jeunes couples pouvaient donc avoir recours à cette pratique d'adoption "thérapeutique". Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, chez les Chinois de Taïwan, la captation d'enfant en vue d'induire une conception est attestée, et fait l'objet d'appellations particulières. La fillette choisie est appelée "bonne meneuse", elle est la "bru qui attend son mari" (le couple souhaitant avoir un fils) [VOIR AUSSI >>> Adoption d'enfants en Chine traditionnelle(2) -Tongyangxi : adoption de petites brus chinoises...], elle "force les fleurs", elle "appelle un petit frère".

Il est probable que dans beaucoup de sociétés, la pression nataliste exercée par les générations supérieures devait être ressentie comme anxiogène par les jeunes mariés sommés de faire au plus vite la démonstration de leurs capacités génésiques. Wolf et Huang, à propos des Chinois, mentionnent que les recherches médicales confirment l'effet apaisant de l'adoption,[3] information que certain médecins français, travaillant sur la stérilité, ont pu confirmer.[4] On remarquera au passage l'ambiguïté de l'insertion familiale de la fillette réputée tirer du néant tantôt  un cadet, tantôt un époux...

Et si le fosterage ("adoption" temporaire...) d'Ismaël avait guéri Abraham et Sarah de leur stérilité et "tiré" Isaac ?

Je mets en parallèle cette adoption thérapeutique avec l'histoire d'Isaac et Ismaël dans la Genèse (Naissance d'Ismaël en Genèse 16 ; Naissance d'Isaac en Genèse 21).

Ishmail & Isaac ; Old English Illustrated Hexateuch 
Aelfric Illustrator - England [Canterbury];second quarter of 11th century.

Abraham et Sarah sont demeurés stériles, et à l'âge de 86 ans, Abraham prend sa servante égyptienne Hagar comme "mère-porteuse"[5] (anachronisme certes...). Et c'est en présence d'Ismaël que naîtra (enfin) le fils miraculeux et naturel Isaac, alors que Sarah a 90 ans et Abraham 100 ans.
On pourrait donc penser qu'Ismaël a "tiré" Isaac en quelque sorte, et que l'adoption d'Ismaël a pu être "thérapeutique"...

Mais le terme anthropologique de fosterage (prise en charge temporaire par d'autres que les parents-géniteurs) serait plus approprié, car, peu après la naissance d'Isaac, Hagar et Ismaël sont chassés ; Dieu promet tout de même qu'une grande nation descendra d'Ismaël (Gn 21 :12-13). Ismaël donnera naissance à la tribu des Qoreichites, tribu de laquelle naîtra des siècles plus tard le Prophète de l'islam, Mahomet.

Les "Bébés-Surprises" en cours de procédure d'adoption, "tirés" par l'enfant adopté :

Pour certains couples avec un long chemin d'infertilité, le fait d'avoir un enfant apparenté, d'avoir suffisamment avancé dans leur procédure d'adoption pour leur garantir la venue prochaine de leur enfant adopté, peut les libérer et les guérir de leur infertilité, avec venue miraculeuse de leur enfant naturel, un "Bébé-Surprise"[5]...

Il s'agit donc d'une forme moderne d'adoption thérapeutique en quelque sorte, et les associations de familles adoptives ont sans aucun doute des exemples à vous conter !

Et si ce fut le cas pour vous ou pour vos proches, vos récits sont les bienvenus en commentaires évidemment !

Off course, A Baby Love is required !

[Sources : (5)
[1] PIERRON J, Données socio-familiales de l’adoption internationale en France (étude descriptive à partir des dossiers des 800 premiers enfants vus à la Consultation d’Adoption Outremer du Dr J.V. de Monleon au CHU de Dijon). Thèse de médecine. Dijon : Faculté de Médecine de Dijon, 2007.
[2] DE MONLEON JV, PIERRON J, HUET F, Les raisons de l’abandon et de l’adoption : étude observationnelle portant sur 800 cas, Arch Pédiatr, 2011 ; 18 : 221-222.
[3] WOLF AP, HUANG CS, Marriage and adoption in China, 1845-1945, Stanford University Press, 1980.
[4] LALLEMAND S, La circulation des enfants en société traditionnelle - Prêt, echange, don -., Paris, L'Harmattan, 1993.
[5] DE MONLEON JV, Naître là-bas, grandir ici. L’adoption internationale, Paris, Belin, 2003. ]


Diana Ross & The Supremes - Baby Love (1964)



mercredi 28 décembre 2011

Dans nos Obscurités... Joyeux Noël à tous...

Entre ascendance et descendance, entre immanence et transcendance, trouver sa place, vaille que vaille...

En tant que membre du groupe des Premières fois ( avec les excellent(e)s MHF, Zette, Joufflette, Orfeenix, Lilith, Cortisone, A2f, Hadalalibella, Chrys , CathyJean-Michel  et PetitScarabée), et parce que le thème de la semaine est premiers souvenirs de réveillon de Noël, je fais part des miens, souvenirs mystiques et méditatifs, sur ce blog et sur mon autre blog de poésie Hors de ce Monde...

Je reprends donc la plume pour Noël, teinté de Nativité et de lumières de bougies chaleureuses dans l'ombre et le froid de la nuit hivernale, celles qui allument le feu dans l'obscurité, plus que de Coca-Cola, de Saint Nicolas en pain d'épices, de cadeaux au pied du sapin décoré, de dinde fourrée aux marrons ou de crèche en santons sur papier crépon...

Agnostique, athée, croyant, je suis un peu tout ça, cela dépend, mais méditatif et non prosélyte assurément...

Et comme l'idéal serait que ce soit Noël tous les jours, je ne suis donc pas en retard pour vous souhaiter un Joyeux Noël !

 
Georges de La Tour -Saint Joseph, Charpentier

Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle. [Confucius]
 
Dans nos Obscurités...

Sur la Terre comme au Ciel, pour Noël,
Brille la Lumière de Bethléem,
Rayonne de l'ombre un espoir réel,
Dispersant dans l'air tous nos anathèmes,


Une petite flamme dans le noir,
Une fumée blanche, oriflamme en flèche,
Féconde du Néant et sans mémoire,
Ange-Gardien veillant sur notre Crèche


De poussière et de paille, être anonyme
Méditant sur le vide et le silence,
Le feu de nos bougies sublime, infime,
Brûlant entre immanence et transcendance...

[©J.ChAbAdA]

Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s'éteint jamais (Chant de Taizé)

lundi 28 novembre 2011

Adoption - Le sang et le(s) coeur(s)... Par J.ChAbAdA, 'chirurgien cardiaque'...


L'adoption internationale crée les conditions d'une greffe  entre deux sols différents, et entre un cœur et un sang qui n'a pas de lien biologique avec ce cœur qui s'engage à vie pour l'oxygéner...

La transplantation cardiaque existe depuis 1967 (Pr Barnard au Cap, Afrique du sud) et est une spécialité française, avec ses pionniers de la Pitié-Salpêtrière (Prs Cabrol, Guiraudon, Mercadier en 1968)...
Une greffe de cœur est donc une option de vie possible...

Liens du sang... Liens du cœur...

Des grands classiques lorsque l'on évoque les liens dans l'adoption, ou que parfois on les oppose...

Les liens du sang sans cœur ne sont rien, pas viables...

Et inversement : les liens du cœur doivent considérer le sang de manière juste et adaptée pour être viables...

Les deux sont complémentaires, et rien n'empêche d'avoir plusieurs cœurs pour un même sang... Successivement, ou simultanément...

Et pour un sang qui risque de se coaguler, de mourir à cause d'un cœur sans les capacités suffisantes pour l'oxygéner convenablement, ou d'un cœur négligent ou maltraitant, une greffe de cœur est une option de vie, à condition qu'ils soient compatibles, tout du moins adaptables et plastiques pour l'être...

Qu'importe l'origine génétique non commune, ce qui compte, c'est que le sang ait un (ou plusieurs) cœur(s) pour l'oxygéner de manière adaptable et appropriée...

jeudi 6 octobre 2011

Que signifie être les "vrais" parents dans l'adoption ? (3) : Le point de vue de Sherrie Eldridge, psychologue américaine adoptée adulte...

Je place ici une de mes citation préférées, celle d'une mère adoptive américaine s'adressant à son enfant adopté (avec l'image de la maman kangourou, qui porte son enfant sur son ventre et sous son cœur...) :

Not flesh of my flesh, Nor bone of my bone, But still miraculously my own. Never forget for a single minute, You didn't grow under my heart - but in it. ( Fleur Conkling Heylinge ; mère adoptive américaine, auteure)
[Traduction : (Tu n'es) ni la chair de ma chair, ni os des mes os, mais tu m'appartiens toujours miraculeusement. N'oublie jamais que tu n'as pas grandi sous mon coeur, mais dedans. ]

Pour ce billet, je me réfère au livre de Sherrie Eldridge, Parents de coeur : comprendre et aider l'enfant adopté, Paris, J'ai lu, 2008,pp.155-156.
Sherrie Eldridge est une psychologue américaine, elle-même adoptée.

Merci à Céline Giraud, ma copine de la VDA, de m'avoir conseillé ce livre.
Enfin un livre d'une psy Nord-Américaine (adoptée adulte en plus...) qui me semble adapté et intéressant sur le sujet de l'adoption, et qui, plus que de grandes théories,propose quelques pistes de solutions concrètes et pratiques ...

N'hésitez pas à réagir et à commenter si vous le souhaitez !

Ce que signifie être les "vrais" parents :

Nombreux sont les parents adoptifs qui ne peuvent s'empêcher de penser qu'ils ne sont pas les "vrais" parents de leur enfant : ce préjugé peut les freiner dans leur désir d'accompagner l'enfant dans ses recherches. Mais que signifie être le "vrai" parent d'un enfant ?

Si, un jour, votre enfant déclare que vous n'êtes pas ses vrais parents, peut-être pourrez-vous vous inspirer de la réponse de Brigitte, maman adoptive de David, 9 ans :

"Je ne suis pas celle qui t'a porté dans son ventre pendant neuf mois et je n'ai pas connu la souffrance physique de l'accouchement pour te mettre au monde ; ta mère de naissance a vécu cela. En ce sens, elle est ta vraie mère. Moi, je t'ai nourri jour après jour, je t'ai lavé, soigné, choyé. Je t'ai chanté des berceuses, je t'ai promené, je t'ai lu des histoires pour te faire rêver. En ce sens, je suis aussi ta vraie mère. Ta mère de naissance a joué un rôle essentiel dans ta vie, puisqu'elle t'a donné la vie. Et moi aussi, j'ai joué un rôle essentiel. Nous sommes toutes les deux tes vraies mères."
"Pour moi, une vraie mère est celle qui reconnaît et respecte l'identité de son enfant, sans lui demander de renier une partie de lui-même."

Respecter l'enfant dans son individualité, l'aider à se construire et à s'épanouir en tenant compte des traits de sa personnalité et de son histoire, l'encourager à se révéler, à être lui-même, autonome, mais aussi heureux avec autrui, capable de partager, de donner et recevoir, voilà qui pourrait résumer une éducation réussie.
Les parents adoptifs agissant en ce sens sont incontestablement de "vrais" parents.
Et, pour l'enfant ainsi accompagné, accueilli et compris, la famille adoptive est incontestablement sa "vraie" famille. Une famille qui (...) ressemble à un arbre issu d'une greffe : elle est unique, d'une riche originalité. Les défis inhérents au processus d'adoption auront été relevés, engendrant un réel bonheur. Et les parents adoptifs seront devenus les "parents de cœur" de leur enfant.

[Source : Eldridge S., Parents de cœur : comprendre et aider l'enfant adopté, Paris, J'ai lu, 2008,pp.155-156.]  

mardi 27 septembre 2011

Qui sont les "vrais" parents de l'enfant adopté ? (1) ... Votre avis sur la question...


J'avais fait précédemment plusieurs billets sur le thème de l'"abandon" ( Abandon : à qui la faute ? Abandon (2) : le facteur de risque d'un trouble n'est pas le trouble lui-même... ; Abandon (3) : en toute chose la connaissance et la vérité sont relatives... Gérer l'irrésolu et accepter l'inconnu...Cinq pistes pour lutter contre le manque de confiance en soi et le sentiment de dévalorisation...), et je réitère l'exercice pour plusieurs billets en prenant pour thème fil-rouge la question des "vrais" parents, en commençant par vous laisser la parole cette fois-ci.... Je vous fais bosser un peu donc...

Je donnerai mon avis sur cette question dans d'autres billets à suivre, c'est promis, mais je commence par vous... (genre teasing plein de suspense tout ça...)

L'existence de "vrais" parents suppose l'existence de "faux" parents, qu'il serait intéressant de définir (les "vrais" et les "faux"...).
Selon vous (adopté, adoptif, adoptant, autres...), qui sont les "vrais" (ou les "faux") parents de l'enfant adopté ?

Allez, à votre bon cœur (bonne plume) , M'sieurs Dames... Et merci d'avance...


jeudi 4 août 2011

Mieux-être...[Point-route N°5]


Ce blog a 6 mois...
Déjà ou seulement...
Quand je pense que je ne savais même pas ce qu'était un mur FaceBook ou un Geek il y a 6,5 mois...LOL...

Pour ce "demi"-anniversaire, je lance une nouvelle rubrique d'Index, intitulé "Mieux-Être" (Index sous la photo de présentation du blog)...

Vous y retrouverez indexé un certain nombre de billets déjà publiés...

N'hésitez pas à commenter (certains de ces billets sont "désespérément" délaissés de tout commentaire...;-))...

Mais je ne vous blâme pas, je suis en mode juillettisto-aoutien empreint de trêve estivale... (reprise plus régulière des "hostilités" à la rentrée...)...

En tout cas, merci à ceux qui viennent et reviennent sur ce blog...

Et comme le chante les Beatles, "I got to admit it's getting better, a little better all the time"...

Alors si les Beatles le chantent... Nous sommes en droit de les croire, non ?

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