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mercredi 4 décembre 2013

ADOPTION DANS LA BIBLE(2) : ANCIENNE ALLIANCE(2) – GENESE(2)- Rite d’adoption sur les genoux…

Pour le peuple hébreu, prendre un enfant sur ses genoux pouvait matérialiser un rite d’adoption, soit d'enfantement (Gn 30.3), soit de reconnaissance (Gn 48.12), soit de naissance (Gn 50).

Rachel, épouse de Jacob, enfante sur ses genoux de Dan grâce à sa servante Bilha (Gn 30.3).
[Gn 30]*
Rachel, voyant qu'elle-même ne donnait pas d'enfants à Jacob, devint jalouse de sa sœur et elle dit à Jacob : "Fais-moi avoir aussi des enfants, ou je meurs ! "Jacob s'emporta contre Rachel et dit : "Est-ce que je tiens la place de Dieu, qui t'a refusé la maternité ? "Elle reprit : "Voici ma servante Bilha. Va vers elle et qu'elle enfante sur mes genoux : par elle j'aurai moi aussi des enfants ! "Elle lui donna donc pour femme sa servante Bilha et Jacob s'unit à celle-ci.

Rembrandt - Jacob bénissant Ephraïm et Manassé (1656 ; Museumlandschaft Hessen Kassel)

Quand Jacob se rendit en Egypte (il est alors appelé Israël) et rencontra les deux fils de Joseph (Ephraïm et Manassé) pour la première fois, il les adopta comme ses propres fils, divisant la part de propriété de Joseph pour Ephraïm et Manassé.
Jacob, en prenant ses petits fils, Ephraïm et Manassé (fils de Joseph), dans son giron (BJ*),  sur ses genoux (TOB*), a accompli à leur égard le rite d’adoption (Gn 48.12) .
[Gn  48]*
Maintenant, les deux fils qui te sont nés au pays d'Egypte avant que je ne vienne auprès de toi en Egypte, ils seront miens ! Ephraïm et Manassé seront à moi au même titre que Ruben et Siméon.Quant aux enfants que tu as engendrés après eux, ils seront tiens ; ils porteront le nom de leurs frères pour l'héritage.Lorsque je revenais de Paddân, ta mère Rachel est morte, pour mon malheur, au pays de Canaan, en route, encore un bout de chemin avant d'arriver à Ephrata, et je l'ai enterrée là, sur le chemin d'Ephrata -- c'est Bethléem."Israël vit les deux fils de Joseph et demanda : "Qui sont ceux-là" --"Ce sont les fils que Dieu m'a donnés ici", répondit Joseph à son père, et celui-ci reprit : "Amène-les-moi, que je les bénisse."10  Or les yeux d'Israël étaient usés par la vieillesse, il n'y voyait plus, et Joseph les fit approcher de lui, qui les embrassa et les serra dans ses bras.11  Et Israël dit à Joseph : "Je ne pensais pas revoir ton visage et voici que Dieu m'a fait voir même tes descendants ! "12  Alors Joseph les retira de son giron et se prosterna, la face contre terre. (TOB* : Joseph les retira des genoux de son père et se prosterna face contre terre.) 13  Joseph les prit tous deux, Ephraïm de sa main droite pour qu'il soit à la gauche d'Israël, Manassé de sa main gauche pour qu'il soit à la droite d'Israël, et il les fit approcher de celui-ci. 

 Les arrière-petits fils de Joseph (les fils de Makir, fils de Manassé) ont bénéficié du rite d'adoption sur les genoux, et "naquirent sur les genoux de Joseph" (Gn 50.23).
[Gn 50]*
23  Joseph vit les arrière-petits-enfants qu'il eut d'Ephraïm, de même les enfants de Makir, fils de Manassé, naquirent sur les genoux de Joseph.

*[Extraits de la Bible de Jérusalem (BJ) et de la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB – 2010)]

[SOURCES :
- Tischler, Nancy Marie. All things in the Bible. Greenwood Press, Westport CT, 2006.
- Bible de Jérusalem.
- Traduction Œcuménique de la Bible. Version 2010.]



mardi 3 décembre 2013

ADOPTION DANS LA BIBLE(1): ANCIENNE ALLIANCE(1)– GENESE(1)- Adoption pour perpétuation de lignée et transmission d’héritage (Eliezer et Abraham ; Laban et Jacob) et recours à une servante mère-porteuse (Agar, Bilha) …

Bien que les Hébreux n’aient pas de terme spécifique pour le mot ‘adoption’, la pratique de prendre une personne qui n’était pas un descendant biologique comme héritier légal existait sans doute depuis les temps les plus anciens, inspirée de la coutume alors pratiquée dans le Proche-Orient.


Par exemple, Abraham considérait son serviteur Eliezer comme son héritier, s’il ne pouvait avoir de fils naturel (Gn15 .3).
 [Gn 15]*
Après ces événements, la parole de Yahvé fut adressée à Abram, dans une vision : "Ne crains pas, Abram ! Je suis ton bouclier, ta récompense sera très grande."Abram répondit : "Mon Seigneur Yahvé, que me donnerais-tu ? Je m'en vais sans enfant... ([TOB :] , et l’héritier de ma maison, c’est Eliezer de Damas.) "Abram dit : "Voici que tu ne m'as pas donné de descendance et qu'un des gens de ma maison héritera de moi."Alors cette parole de Yahvé lui fut adressée : "Celui-là ne sera pas ton héritier, mais bien quelqu'un issu de ton sang."


Laurent de La Hyre - Laban cherchant ses idoles dans les bagages de Jacob (1648 ; Musée du Louvre)

Certains pensent que Laban considérait Jacob comme son fils adoptif grâce à ses longues années de travail dans son domaine et à ses mariages avec ses filles (Gn 28-31).  Le vol des dieux domestiques de Laban (Gn 31.30), qui signifiaient généralement les droits à héritage, semble renforcer cette supposition.


La coutume de recourir à une servante comme mère-porteuse en l’absence de descendance masculine naturelle est attestée dans le droit mésopotamien, et existe dans le récit de la Genèse, en particulier :

    - Pour la naissance d’Ismaël (Gn 16)
 [ Gn 16]*
La femme d'Abram, Saraï, ne lui avait pas donné d'enfant. Mais elle avait une servante égyptienne, nommée Agar,et Saraï dit à Abram : "Vois, je te prie : Yahvé n'a pas permis que j'enfante. Va donc vers ma servante. Peut-être obtiendrai-je par elle des enfants." Et Abram écouta la voix de Saraï.

    - Pour la naissance de Dan (Gn 30)
[Gn 30]*
Rachel, voyant qu'elle-même ne donnait pas d'enfants à Jacob, devint jalouse de sa sœur et elle dit à Jacob : "Fais-moi avoir aussi des enfants, ou je meurs ! "Jacob s'emporta contre Rachel et dit : "Est-ce que je tiens la place de Dieu, qui t'a refusé la maternité ? "Elle reprit : "Voici ma servante Bilha. Va vers elle et qu'elle enfante sur mes genoux : par elle j'aurai moi aussi des enfants ! "Elle lui donna donc pour femme sa servante Bilha et Jacob s'unit à celle-ci.

*[Extraits de la Bible de Jérusalem (BJ) et de la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB – 2010)]


[SOURCES :
- Tischler, Nancy Marie. All things in the Bible. Greenwood Press, Westport CT, 2006.
- Bible de Jérusalem.
- Traduction Œcuménique de la Bible. Version 2010.]



VOIR AUSSI :  

>> Quand l'adoption d'un enfant guérit la stérilité des parents: les adoptions thérapeutiques en Chine traditionnelle, le cas d'Isaac arrivé en présence d'Ismaël, et les "bébés-surprises" conçus en cours de procédure d'adoption...

>>Adoption d'enfants et Loi juive (Halakha)...

lundi 19 novembre 2012

Adoption dans le Droit Canon (1) : Canonical Adoption...

Existe-t-il une adoption d'âge canonique, conforme au droit canon chrétien ? A en croire la définition de la Catholic Encyclopedia de 1907, la réponse est oui...  Une adoption d'âge canonique plus jeune que l'adoption du code d'Hammourabi, et d'usage limité ( en Europe occidentale, on observe une disparition d'usage de l'adoption au Moyen-Âge chrétien, que je traiterai ultérieurement)...

ADOPTION DANS LE DROIT CANON (canonical adoption)

Au sens juridique, l'adoption est un acte par lequel une personne, avec la collaboration de l'autorité publique, choisit pour enfant un qui ne lui appartient pas.

Dans le droit romain, il existait l'adrogation (adrogatio) : nom donné à l'adoption d'un individu déjà majeur (sui juris); datio in adoptionem, quand l'individu était donné en adoption par quelqu'un ayant autorité ou pouvoir sur lui.
L'adoption était plénière (plena) si le père adoptant était un parent  de l'ascendance de l'adopté,  ou simple (minus plena) s'il n'y avait pas de tels liens naturels.
L'adoption « parfaite » (perfect adoption ; autre nom donné à l’adoption plénière), plaçait l'adopté sous le contrôle de l'adoptant, dont le nom était pris, et l'adopté devenait héritier légitime.
L'adoption était « imparfaite » (less perfect adoption ; autre nom donné à l’adoption simple) lorsqu'elle désignait un adopté  comme héritier légitime, quand l'adoptant devait décéder sans testament. La règle était qu'un homme - et non une femme - pouvait adopter, que l'adoptant devait avoir au moins 18 ans de plus que l'adopté; que l'adoptant devait être   majeur, et  âgé de plus de 25 ans.

L'Eglise a fait sienne la loi romaine d'adoption, avec ses conséquences juridiques.
Le pape Nicolas Ier (858-867) parlait de cette loi comme vénérable, alors qu'il inculquait son observance chez les Bulgares.
Ainsi l'adoption, sous le terme Cognatio Legalis, ou "lien juridique", a été reconnu par l'Eglise comme un empêchement dirimant au mariage.
[NDLR : On lit dans le Livre 4 des Sentences de Pierre Lombard  au XIIe S.:  Cognatio triplex est : carnalis quae dicitur consanguinitas ; spiritualis quae dicitur compaternitas & legalis quae dicitur adoptio.]


Pierre Lombard († 1060, étudiant d'Abélard) écrivant son Livre des Sentences (en 1154). 
Ms 900, fol. 1, BMVR de Troyes, XIIe siècle.

 Ce lien juridique ressort de sa ressemblance avec le lien naturel (et a fait obstacle au mariage) :
- paternité civile entre l'adoptant, l'adopté et les enfants naturels légitimes de ce dernier même après la dissolution de l'adoption ;
- fraternité civile entre les adoptés et les enfants naturels légitimes de l'adoptant, jusqu'à ce que l'adoption soit dissoute, ou que les enfants naturels soient placés sous leur propre autorité (sui juris);
- affinité résultant du lien d'adoption entre l'adopté et l'épouse de l'adoptant, et entre l'adoptant et l'épouse de l'adopté. Cela n'était pas remis en cause par la dissolution de l'adoption.

L'Eglise reconnaît, dans l'intimité conséquente à ces relations juridiques, des motifs suffisants pour faire obstacle à  tout espoir de mariage, par respect pour l'ordre public, et pour sauvegarder la moralité de ceux mis en relations aussi proches.

Le Code de Justinien a modifié le vieux droit romain, en déterminant que les droits issus de la filiation naturelle ne sont pas perdus dans l'adoption par un étranger. Cela a donné lieu à une autre distinction entre adoption parfaite (plénière) et adoption imparfaite (simple).
Mais comme la modification de Justinien  ne fait aucun changement dans les affinités provoquées habituellement par l'adoption, l'Église n'a, à aucun moment, fait expressément de distinction entre adoptions parfaites et imparfaites, comme obstacle au mariage.

Il émergea cependant parmi les canonistes une controverse à ce sujet, certains affirmant que seule l'adoption parfaite était un empêchement dirimant au mariage.
Benoît XIV (De Syn. Dioec., I, X, 5) dit de cette discussion et, tout en ne donnant aucune décision positive, énonçait le principe que toutes les controverses en la matière devaient être traitées en accord avec les sanctions substantielles du droit romain.
Ceci est une clé pour la question pratique qui, aujourd'hui, découle des modifications plus ou moins importantes, que le  droit Romain, ou civil, a subi dans presque tous les pays où il régnait, et donc un doute conséquent persiste, à certains moments, de savoir si cet empêchement dirimant du lien juridique existe toujours aux yeux de l'Église.

Partout où les éléments substantiels du droit romain ont été conservés dans les nouveaux codes, l'Église reconnaît cette relation d’adoption comme un empêchement dirimant en accord avec le principe posé par Benoît XIV.
Ceci est bien reconnu par la Congrégation du Saint-Office dans sa décision positive en ce qui concerne le Code du Royaume de Naples (23 Février 1853).

[Source : Burtsell, Richard. "Canonical Adoption." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907<http://www.newadvent.org/cathen/01147b.htm>.]

Pachelbel's Canon - London Symphony Orchestra

vendredi 8 juin 2012

Adoption d'enfants et Loi juive (Halakha)...


Malgré un important mandat éthique concernant la prise en charge des orphelins, « l’adoption comme institution juridique légale n’existe pas dans la Loi juive ».
La Loi juive, toutefois, encourage la garde des enfants orphelins comme un acte de bonté, et « comme réalité sociale, l'adoption a toujours existé dans les sociétés juives ».
C'est dans ce sens que l'adoption est discutée ci-dessous.

Marc CHAGALL - Michal sauve David

Dans la Bible et le Talmud, il y a de nombreux exemples de personnes qui prennent en charge des enfants orphelins. L'exemple le plus cité est celui de Michal (ou Mikhal), épouse du roi David, qui a élevé cinq enfants de sa sœur. Selon le Talmud, «Cela enseigne que quiconque élève un orphelin dans son foyer est considéré, selon les Ecritures, comme si l'enfant était né de lui».

Certains auteurs ont noté que l'adoption offre à des couples juifs infertiles une manière positive d'accomplissement du commandement (mitsva) : "Soyez féconds et multipliez-vous".


Toutefois, étant donné la grande importance accordée dans le judaïsme aux lignées de sang, à la perpétuation de la lignée et à l'obligation de procréer, l'adoption formelle soulève plusieurs préoccupations halakhiques.
  • L'un d'eux a trait au mariage. La loi juive exige que la personne adoptée évite d'entrer par inadvertance dans une relation incestueuse avec une sœur biologique.
  • Une deuxième préoccupation découle de l'interdiction par la loi juive traditionnelle pour les hommes et les femmes - autres que les conjoints, les mères et leurs fils, ou les pères et leurs filles - de s'étreindre ou de s'embrasser les uns les autres.
  • Une troisième question se rapporte à la conversion des enfants non-juifs adoptés par une famille juive. Parce que les enfants conservent le droit de renoncer à leur conversion jusqu'à l'âge de la maturité (13 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles), un certain nombre d'experts talmudiques ont souligné l'importance d'informer les personnes adoptées sur leur statut adoptif.

Diverses approches existent selon les pays pour faire face aux restrictions halakhiques concernant l'adoption.
  • En Israël, par exemple, l'adoption a été reconnue comme une institution légale depuis les années 60 (Loi de 1960 sur l'adoption des enfants). Avant cette période, il n'y avait pas de procédure générale régissant l'adoption, bien que des adoptions aient eu lieu et aient été, dans certains cas, convenues par des tribunaux rabbiniques. Les adoptions en Israël sont actuellement régies par la Loi sur l'adoption d'enfants de 1981. Selon cette loi, l'adoption crée des liens entre le parent adoptif et l'enfant adopté équivalents à ceux de la filiation naturelle. La loi exige également que le parent adoptif éventuel soit de la même religion que l'enfant (article 5).
  • En Inde, les préoccupations halakhiques parmi les Juifs sont traitées à travers the Indian Guardians and Wards Act of 1890. Selon cette loi, les parents adoptifs deviennent "les tuteurs (guardians) permanents, légaux de l'enfant qu'ils adoptent",bien que les « lois de l'hérédité, les droits et privilèges soient régis par des lois et coutumes personnelles différentes selon les groupes ethniques ou religieux ».
[Source : United Nations Department of Economic and Social Affairs/Population Division, Child adoption : Trends and Policies, New York, United Nations, 2010]

Dalida - Hava Nagila (Réjouissons-nous)


samedi 7 avril 2012

Vendredi Saint : Adoption mutuelle de Marie et de Jean prononcée par Jésus au Calvaire...

Le Vendredi Saint, qui commémore la crucifixion, pourrait également commémorer l'adoption mutuelle de la mère du Christ et de son disciple bien-aimé...

 
Jésus, Marie et Jean au Calvaire - Abbaye de Fontfroide (crédit perso)

Avant de mourir sur la croix, Jésus désigne l’apôtre saint Jean (le « disciple bien aimé») comme fils de sa mère, la Vierge Marie, et inversement.  Jésus établit l'adoption mutuelle de Jean et Marie au pied de la Croix.

El Greco - Crucifixion ; Musée du Prado (crédit perso)

L’évangile selon saint Jean nous le relate ainsi :

« Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala. Voyant ainsi près d’elle le disciple qu’il aimait [saint Jean], Jésus dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Il dit ensuite au disciple : « Voici ta mère. ». Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »* 
* Extraits de la Traduction Œcuménique de la Bible ; Paris : 1982.


Au moment de la crucifixion, Jean est alors adulte, et est connu comme le plus jeune des disciples de Jésus ; dans l'iconographie classique, il est représenté visage glabre et chevelure bouclée.
Au moment de mourir, Jésus le confie à Marie, et inversement : il réalise donc une adoption mutuelle, entre mère et fils, et... sans père !

El Greco - Saint Jean l'Evangéliste ; Musée du Prado (crédit perso)

Jean, « le disciple que Jésus aimait », était-il donc déjà adopté par Jésus ? Jésus l'aimait-il plus que les autres, d'affection et de tendresse, du fait de sa jeunesse ?

L'adopté Jésus adoptant à son tour et faisant adopter Jean par sa Mère et inversement...
Jésus assurant à sa Mère Marie (adoptée et oblate) un avenir terrestre avant de s'en aller rejoindre son Père céleste...

Suite à cette adoption, tout ce que l'on sait c'est que Jean « la prend chez lui ». Mais nous n'avons aucun détail en plus. Par contre, on sait que Jean deviendra, au même titre que Paul, un grand théologien de l'Eglise naissante, en écrivant l'Evangile de Jean – l'Evangile préféré des théologiens sans doute – et l'Apocalypse.


J.S.Bach - La Passion selon Saint Jean ("Herr, unser Herrscher")

mercredi 27 avril 2011

Jésus : un juif sémite adopté par le fiancé de sa mère...

Saint Joseph le charpentier - Georges de la Tour, 1643, Musée du Louvre.


Pour les chrétiens, Jésus est le Messie, le Christ grâce à sa Résurrection, et la figure majeure et fondatrice du christianisme.

Il est juif et sémite (le peuple arabe appartient aux peuples sémites également), conçu du Saint-Esprit, né de la Vierge Marie sans péché de chair avec son fiancé Joseph.

Son père adoptif est Joseph le charpentier, qui ne répudie pas Marie et accepte de reconnaître Jésus comme son fils (après avoir bénéficié, tout comme Marie, d’une Annonciation par l’Archange Gabriel), alors qu'il n'est pas né de ses œuvres.

Dans le contexte de la Palestine de l’époque, Jésus incarné en homme devait plus avoir une peau couleur café qu’une peau blanche immaculée…

Comment certains "chrétiens" peuvent-ils croire en Jésus Christ et être antisémites et racistes ? 

C’est un paradoxe et un non-sens… Ils devraient être racistes envers l'incarnation de leur propre Messie…

lundi 7 mars 2011

Ganesh... Le Dieu à tête d'éléphant décapité... puis adopté par Shiva...


[Voir aussi : Hindouisme Généralités]

Ganesh, Ganesha, ou Vinayak ou souvent appelé Ganapati dans le sud de l’Inde (« le seigneur des troupes de divinités » ou mieux « le seigneur des catégories »), est le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir. 

Krishna - Le Dieu Vacher adopté par une Bergère...



Krishna est le huitième et le plus populaire des avatars de Vishnu. [Voir aussi : Hindouisme : Généralités]

THEO - Moïse, sauvé des eaux... Fondateur de la religion juive...

Moïse - Michel Ange ; Basilique Saint Pierre aux Liens, Rome. 


Moïse (latin Moyses, hébreu משה Moché, arabe موسى Moussa) est, selon la tradition, le fondateur de la religion juive — le judaïsme, qui s'appelle parfois, pour cette raison mosaïsme, c’est-à-dire la religion de Moïse.

mardi 15 février 2011

jeudi 10 février 2011

THEO - Caïn et Abel... Le mythe des frères rivaux...

The Body of Abel Found by Adam and Eve - William Blake ; Tate Gallery, Londres


Caïn (prononciation : [kaɛ̃]; le mot hébreu קין qayin peut signifier « forgeron » ou encore, à l'aide de la racine qnh « j'ai acquis » (cf. Gn 4,1).) est un personnage de la Bible et du Coran. 
Fils aîné d'Adam et Ève, il est considéré dans la tradition judéo-chrétienne comme le premier meurtrier de l'histoire en tuant par jalousie son frère cadet, Abel.

mardi 8 février 2011

THEO - Abraham : le Patriarche commun aux trois religions du Livre

                                                                Abraham et Isaac - Rembrandt, 1634.


Abraham (en hébreu : אַבְרָהָם /av.ra.'am/, en arabe : إبراهيم /ib.ra.'him/ « père d’une multitude ») est un personnage fondamental de la Bible et, plus généralement, de l'histoire des peuples sémitiques. Il est considéré comme l'ancêtre des peuples hébreux et arabes, ainsi que le père du monothéisme et de la religion primitive des Hébreux et des Arabes. L'histoire d'Abraham est racontée dans la Genèse. Il est appelé Ibrahim dans le Coran. Quand la Bible était vue comme un récit historique, on datait cette épopée à environ 1800 avant notre ère.
Selon la tradition, Abraham est enterré dans le Tombeau des Patriarches, à Hébron (Genèse 23 et 25)

mardi 1 février 2011

THEO - Hindouisme : Généralités

 Trimurti


Pardon aux spécialistes de l'Inde comme Moushette [La Grande Spécialiste de l'Inde et de l'adoption en Inde c'est elle!], mais je ne connaissais pas très bien cette religion... D'où ces généralités.  Les autres , vous pouvez me dire merci ... Hein...Qui c'est qui se décarcasse quand même...

Hindouisme Généralités

THEO - Muhammad : un orphelin recueilli par des bédouins puis par des ascendants paternels

Muhammad

Muhammad, ou Mahomet, Mohammed, dit le Loué, le Louangé, "Celui qui est digne de louanges" (de son nom complet, Abou Ibrahim Muhammad ibn Abd Allah ibn al-Mouttalib ibn Hicham) est le Prophète du Dieu de l'islam.

Son nom est vénéré au même titre que les 99 noms d'Allah canoniquement reconnus et que ceux des quatre premiers califes.

vendredi 28 janvier 2011

THEO - L'éruption du Santorin est à l'origine des dix plaies d'Egypte

L'ancien testament rapporte que dix plaies frappèrent l'Égypte alors que Pharaon refusait de libérer le peuple hébreu tenu en esclavage. La colère divine ?
La colère divine a toujours été la théorie officielle de ce qui est considérée comme un mythe pour les scientifiques. Pourtant en 2002, deux géologues ont affirmé que ces dix plaies pourraient être bien réelles. L'éruption du Santorin a pu engendrer une série de catastrophes naturelles dont l'ouverture de la mer qui a permis à Moïse et à son peuple de fuir l'Egypte.

mardi 25 janvier 2011

THEO - Au Commencement... L'Homme a la côte pour la Femme... Adam chromosome Y et Eve mitochondriale...

Détail de La Création du Monde de Michel Ange (Chapelle Sixtine).



Adam est, dans la Genèse, le premier homme et le compagnon d'Ève.
Il mourut à l'âge de 930 ans (Genèse : 5-5).
Tandis que l'Église catholique continue d'enseigner officiellement l'existence d'un premier homme, Adam, la plupart des scientifiques soutiennent que la théorie de l'évolution invaliderait la possibilité de l'existence d'un premier homme.
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